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	<title>Site internet du Comit&#233; de jumelage Plogonnec - Llandysul.</title>
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	<description>Site internet du Comit&#233; de jumelage Plogonnec-Llandysul. Actualit&#233;s, galeries photos, tout sur le comit&#233;.</description>
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		<title>Les origines celtiques </title>
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		<description>Le breton et le gallois sont des langues celtiques, d&#233;rivant de la langue des Celtes qui &#233;taient originaire d'Asie Centrale. &lt;br /&gt;Le peuple celte &#233;tait &lt;a href='http://llandysul-plogoneg.org/?Les-origines-celtiques' class='spip_out pts_suite'&gt; ( ... ) Lire la suite&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_24 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:303px;'&gt;
&lt;img src='http://llandysul-plogoneg.org/local/cache-vignettes/L303xH524/chrono_fr-704d9.jpg' width='303' height='524' alt=&quot;&quot; style='height:524px;width:303px;' /&gt;&lt;/span&gt;Le breton et le gallois sont des langues celtiques, d&#233;rivant de la langue des Celtes qui &#233;taient originaire d'Asie Centrale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le peuple celte &#233;tait compos&#233; de multiples tribus, ayant en commun une langue, appel&#233;e aujourd'hui le vieux celte. Les seuls &#233;crits que nous poss&#233;dons sur eux proviennent des autres peuples, notamment grec et romain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vers 1500 av. J.-C., les Celtes s'installent en Europe Centrale. Leur territoire s'&#233;tend du Rhin jusqu'au Danube. Mais leur progression continue vers l'ouest&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre 800 et 700 ans av. J.-C., les Goidels (aussi appel&#233;s Gaels) s'installent en Pritain (actuelle Grande-Bretagne). Ils sont repouss&#233;s vers une &#238;le &#224; l'ouest, l'Irlande, par les Brittones vers 600 av. J.-C.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le territoire des Celtes va s'&#233;tendre des &#238;les britanniques aux bouches du Danube et jusqu'aux plaines du P&#244;, en Italie. Cependant, lorsque Jules C&#233;sar entreprend sa conqu&#234;te de la Gaule, de 58 &#224; 50 av. J.-C., ils sont essentiellement pr&#233;sents en Gaule et dans les &#238;les britanniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;faite des Gaulois &#224; Al&#233;sia contre les Romains, en 50 av. J.-C., signe la fin de la r&#233;sistance gauloise. Vers 50 ap. J.-C., les Romains se lancent &#224; la conqu&#234;te de la Pritain et s'y installent pendant quatre si&#232;cles. Les langues brittonique et gauloise vont &#234;tre influenc&#233;es par le Latin en lui empruntant certains mots. L'arm&#233;e romaine avait pour habitude de donner des territoires aux v&#233;t&#233;rans bretons ayant accompli leur service. Plusieurs Bretons s'installent alors en Armorique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au 4&#232;me si&#232;cle ap. J.-C., afin de prot&#233;ger leurs fronti&#232;res face aux invasions des Saxons et des Germains &#224; l'est, les Romains se retirent de la Pritain, ce qui la laisse vuln&#233;rable. C'est une p&#233;riode de grands mouvements de population, sous la pression des Irlandais &#224; l'ouest, puis celle des Saxons &#224; l'est et celle des hommes du Nord. Peu &#224; peu les Bretons c&#232;dent et certains commencent &#224; migrer vers la Gaule, essentiellement l'Armorique et la Normandie actuelle, o&#249; ils trouvent une communaut&#233; de langue similaire. Ces migrations vont se poursuivre pendant pr&#232;s de quatre si&#232;cles et s'accentuer au 6&#232;me si&#232;cle ap. J.-C., sous la pression de saxons en Pritain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'arriv&#233;e des Romains, la Pritain &#233;tait un pays celtisant. Environ 800 ans plus tard, les celtisants sont essentiellement pr&#233;sents au Pays de Galles, en Ecosse et en Cornouaille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La langue celte s'est donc tout d'abord divis&#233;e en deux branches : le go&#239;d&#233;lique (ou Q-celtique) et le Brittonique (ou P-celtique). Le go&#239;d&#233;lique va donner naissance &#224; l'irlandais, au ga&#233;lique d'Ecosse et au Manx, alors que du brittonique va na&#238;tre le breton, le gallois et le cornique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a un d&#233;saccord quant &#224; la naissance de la langue bretonne. Certains pensent &#224; une fusion entre le gaulois des autochtones et le brittonique des arrivants, d'autres &#224; une adoption du brittonique par les autochtones, brittonique qui s'enrichit de termes topographiques et techniques gaulois. Influenc&#233;s par les autres langues environnantes et le rel&#226;chement des relations trans-Manche, le brittonique d'Armorique et celui de Bretagne insulaire se seraient diff&#233;renci&#233;s naturellement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Du V&#232;me au XIX&#232;me si&#232;cle</title>
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		<description>Vieux-gallois et vieux-breton : &#224; partir du 5&#232;me si&#232;cle &lt;br /&gt;Nous poss&#233;dons peu d'&#233;crits en vieux-gallois ou vieux-breton. Ces langues sont attest&#233;es par &lt;a href='http://llandysul-plogoneg.org/?Du-Veme-au-XIXeme-siecle' class='spip_out pts_suite'&gt; ( ... ) Lire la suite&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vieux-gallois et vieux-breton : &#224; partir du 5&#232;me si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous poss&#233;dons peu d'&#233;crits en vieux-gallois ou vieux-breton. Ces langues sont attest&#233;es par des inscriptions et annotations ou commentaires appos&#233;s sur des textes latins ou encore par des noms de lieux et de personnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On trouve quelques extraits de vieux-gallois dans certains ouvrages comme par exemple l'Historia Brittonum &#233;crit par Nennius au 8&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus vieux manuscrit aujourd'hui connu en vieux-breton est un trait&#233; de m&#233;decine de deux pages datant de la fin du 7&#232;me si&#232;cle, conserv&#233; au Pays-Bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Bretagne armoricaine comme en Bretagne insulaire, les moines traduisaient et recopiaient des textes. Avec les bardes et le soutien des seigneurs, ils ont jou&#233; un r&#244;le important dans la conservation de la culture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; historique&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; * En Bretagne insulaire, l'ind&#233;pendance du Pays de Galles est maintenue malgr&#233; les pouss&#233;es des Anglo-saxons. Entre 757 et 796 apr&#232;s J&#233;sus-Christ, le roi de Mercie, Offa, fait &#233;tablir un mur et un foss&#233; pour s&#233;parer les Celtes et les Saxons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au 9&#232;me si&#232;cle, le Pays de Galles, la Cornouaille et une partie de l'Ecosse gardent leur ind&#233;pendance. Au Pays de Galles, Gwynedd, au nord, est le territoire le plus fort &#224; ce moment, dirig&#233; par le roi Rhodri Mawr (Rhodri Le Grand). Il impose une unit&#233; politique au Pays de Galles. Mais &#224; sa mort (en 877) ses deux fils se partagent le royaume.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre le 10&#232;me et le 11&#232;me si&#232;cle, le Pays de Galles est plusieurs fois partiellement uni, mais seul Gruffydd ap Llywelyn r&#233;ussit &#224; unifier tout le Pays de Galles. Mais l'unit&#233; est incertaine car ses vassaux sont pr&#234;ts &#224; se r&#233;volter &#224; tout moment. Durant cette m&#234;me p&#233;riode, le Pays de Galles a parfois pay&#233; tribut &#224; l'Angleterre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin du 11&#232;me si&#232;cle, les Normands qui ont envahi l'Angleterre, convoite le Pays de Galles, mais malgr&#233; quelques victoires dans le nord et l'ouest, ils sont incapables de conqu&#233;rir le pays tout entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* En Bretagne Armoricaine, guerres et paix vont se succ&#233;der entre les Bretons et les Francs, durant cette p&#233;riode. Waroc devient en 578 le h&#233;ros de la lutte pour l'ind&#233;pendance en r&#233;sistant aux Francs et d&#233;fendant les bords de la Vilaine, fronti&#232;re entre les royaumes breton et franc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 635, le roi franc Dagobert invite Judica&#235;l, duc de Domnon&#233;e (nord de la Bretagne), &#224; sa cour. Apr&#232;s avoir consult&#233; les repr&#233;sentants de la Cornouaille (sud-ouest de la Bretagne) et du Bro Waroc (pays de Vannes, qui &#233;tait la base de Waroc) il rencontre Dagobert et reconna&#238;t au nom de tous les Bretons l'autorit&#233; de roi franc. Cela permet d'&#233;tablir une paix durable entre les deux royaumes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au 9&#232;me si&#232;cle, Nomino&#233; lutte pour faire de la Bretagne un duch&#233; ind&#233;pendant et bat les troupes de Charles le Chauve lors de la bataille de Ballon (pr&#232;s de Redon) en 845. A sa mort, son fils Erispo&#233; continue la lutte pour l'ind&#233;pendance ; il agrandit le territoire et fait de la Bretagne un v&#233;ritable royaume.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais des heures plus sombres s'annoncent pour la Bretagne avec l'arriv&#233;e des Normands.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moyen-gallois et moyen-breton : &#224; partir du 11&#232;me si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contrairement &#224; la p&#233;riode du vieux-gallois, on a beaucoup de traces &#233;crites datant de celle du moyen-gallois. La po&#233;sie prend une grande importance et relate souvent les prouesses militaires des seigneurs, qui &#233;taient les protecteurs des bardes. La noblesse organise des Eisteddfodau (comp&#233;titions concernant tous les arts, particuli&#232;rement la po&#233;sie ; rencontres o&#249; les r&#232;gles d'&#233;criture de la po&#233;sie sont codifi&#233;es). Le po&#232;te le plus connu de l'&#233;poque est Dafydd ap. Gwilym (1320-1380). Ses &#233;crits, le plus souvent sur le th&#232;me de l'amour et de la nature, sont c&#233;l&#232;bres aujourd'hui encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les dialectes entre le nord et le sud se diff&#233;rencient. Le vocabulaire &#233;volue &#233;galement et l'orthographe se modifie &#224; partir du 15&#232;me si&#232;cle. Le gallois reste la langue majoritairement parl&#233;e dans tout le Pays de Galles, malgr&#233; l'arriv&#233;e de certains Fran&#231;ais et Anglais et beaucoup de gens ne comprennent que cette langue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le gallois est soutenu par les &#233;lites du Pays de Galles &#224; cette &#233;poque, c'est une autre histoire pour le moyen-breton. Cette p&#233;riode est marqu&#233;e par l'abandon de la langue par les &#233;lites du pays. Apr&#232;s avoir fui les invasions normandes du 10&#232;me si&#232;cle pour se r&#233;fugier dans les pays voisins, ils ont adopt&#233; les coutumes et langues de leur terre d'accueil. De retour au pays, leur descendance est nettement francis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, Nantes, capitale du pays depuis 937, est une ville de langue romane. La cour se romanise de plus en plus et la langue bretonne entreprend son lent recul vers l'ouest. La fronti&#232;re linguistique va se stabiliser entre le 12&#232;me et le 14&#232;me si&#232;cle sur une ligne allant de Dinan &#224; la Bri&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La langue bretonne se transforme sous l'influence de la langue romane. On peut remarquer l'emprunt de vocabulaire, des lettres se perdent &#224; l'int&#233;rieur de certains mots, l'accent se d&#233;place &#8230; Vers la fin du 16&#232;me si&#232;cle vont appara&#238;tre les dialectes de Cornouaille (Kerne), du L&#233;on, et du Tr&#233;gor. (K ,L ,T).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; historique&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Au Pays de Galles, Llywelyn ab Iorwerth, souverain de Gwynedd (1195-1240) profite d'une guerre civile en Angleterre pour unifier tous les royaumes ind&#233;pendants. Pour &#233;viter la fin de l'unit&#233; apr&#232;s sa mort, il fait de son fils Dafydd son unique h&#233;ritier. Mais le royaume s'effondre sous les invasions anglaises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Llywelyn ap Gruffydd r&#233;tablit l'unit&#233; et prend le titre de Prince de Galles en 1258. Il reconquiert les parties du Pays de Galles aux mains de Anglais et, en 1267, force le roi d'Angleterre Henry III &#224; reconna&#238;tre son titre et son royaume lors du trait&#233; de Montgomery.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1272, Edward I succ&#232;de &#224; Henry III et se lance dans une campagne d'invasion du Pays de Galles. Cinq ans plus tard, ses arm&#233;es ont atteints le sud-ouest et le centre. Llywelyn est destitu&#233; et les anciens souverains sont remis &#224; la t&#234;te des territoires ind&#233;pendants. Son fr&#232;re, Dafydd, se r&#233;volte en mars 1282. Llywelyn le soutient mais meurt &#224; la bataille de Cilmeri, dans de myst&#233;rieuses circonstances. Dafydd est battu par les Anglais en juin 1283 et ex&#233;cut&#233;. Le statut de Rhuddlan en 1284 impose les lois anglaises au Pays de Galles. C'est le premier pas vers l'occupation. Au Pays de Galles des villes sont &#233;tablies par les Anglais, autour de ch&#226;teaux fortifi&#233;s. Les Gallois y sont interdits, sauf pour le commerce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nombreuses r&#233;bellions vont avoir lieu pour tenter de reprendre l'ind&#233;pendance. La plus connue est la r&#233;volte d'Owain Glyndwr, de 1400 &#224; 1410. Seigneur de Glyndyfrdwy, au nord-est du Pays de Galles, il redonne son ind&#233;pendance au Pays de Galles. En 1408 cependant, les Anglais reprennent le contr&#244;le de la plupart du sud et du centre du Pays de Galles. La r&#233;sistance continue dans les montagnes du nord avec Glyndwr, jusqu'en 1410.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la fin de la r&#233;volte, commence une r&#233;pression anti-galloise et le trait&#233; d'union de 1536, rattache le Pays de Galles &#224; l'Angleterre. L'anglais est la seule langue officielle. Le but de l'&#233;tat anglais est de faire dispara&#238;tre la langue et la culture galloise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* En Bretagne, en 1156, en aidant Conan &#224; prendre le pouvoir, Henri II de Plantagen&#234;t se voit octroyer le comt&#233; de Nantes. Premi&#232;re mainmise en Bretagne, il r&#233;ussit ensuite &#224; introniser son fils Geoffroy Plantagen&#234;t duc de Bretagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1341, la mort de Jean III plonge la Bretagne dans une guerre de succession de pr&#232;s de 25 ans. Elle est &#233;galement un enjeu strat&#233;gique pour les rois de France et d'Angleterre qui sont en guerre depuis 1337 (guerre de Cent Ans).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1491, Anne, duchesse de Bretagne doit &#233;pouser Charles VIII, roi de France, puis son successeur, Louis XII en 1499. Ce dernier mariage garantit cependant la sauvegarde des institutions, droits et privil&#232;ges et nomme comme successeur du duch&#233; le cadet de leurs enfants (l'a&#238;n&#233; &#233;tant le successeur de la couronne de France).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1532, la Bretagne est d&#233;finitivement li&#233;e &#224; la France lors de l'&#233;dit d'Union. Cet &#233;dit assure le maintien des droits et privil&#232;ges fiscaux, judiciaires et religieux. Ainsi, aucun imp&#244;t ne peut &#234;tre lev&#233; en Bretagne sans l&#8216;accord des Etats de Bretagne et aucun Breton ne peut &#234;tre jug&#233; en dehors de Bretagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1539, dans le but de prot&#233;ger le fran&#231;ais face au latin, Fran&#231;ois 1er signe l'ordonnance de Villers-Cotter&#234;ts qui impose la r&#233;daction de tous les actes officiels en fran&#231;ais, pour prot&#233;ger le fran&#231;ais face au latin. Le bas-clerg&#233; breton continuera cependant &#224; les r&#233;diger en Latin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gallois moderne et breton moderne : &#224; partir de la fin du 16&#232;me si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une &#233;poque de d&#233;clin pour le gallois et le breton. La fin de l'ind&#233;pendance et la signature des trait&#233;s d'Union (1532 pour la Bretagne, 1536 pour le Pays de Galles) en sont en partie responsables car les &#233;lites se d&#233;tachent petit &#224; petit de leurs culture et langue d'origine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il y a bien d'autres raisons &#224; ce d&#233;clin qui sont similaires au Pays de Galles et en Bretagne car l'Angleterre, comme la France, veut d&#233;truire la culture celtique qu'elle consid&#232;re comme arri&#233;r&#233;e et sans int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux langues ne sont plus enseign&#233;es et l'&#233;cole se fait en anglais ou en fran&#231;ais, le gallois ou le breton y &#233;tant interdit. Le &#171; symbole &#187; est utilis&#233; contre les &#233;coliers qui ne respectent pas cela &#224; partir du milieu du 19&#232;me si&#232;cle. L'instituteur donne le &#171; symbole &#187; (caillou, petit sabot, morceau de bois&#8230;) au premier enfant qu'il entend parler la langue interdite. Celui-ci ne peut s'en d&#233;barrasser qu'en le donnant &#224; un autre &#233;colier ayant commis le m&#234;me &#171; m&#233;fait &#187;. Celui qui poss&#232;de le &#171; symbole &#187; &#224; la fin de la journ&#233;e est puni. Au Pays de Galles, le &#171; symbole &#187; est un morceaux de bois sur lequel on a grave les lettres WN pour &#171; Welsh Not &#187; (pas de gallois) et que l'enfant porte autour du cou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Du c&#244;t&#233; historique&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Au Pays de Galles...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au 16&#232;me si&#232;cle, lorsque Henry VIII se d&#233;tache de l'Eglise de Rome, il d&#233;cide, par peur de repr&#233;sailles, de rattacher politiquement le Pays de Galles &#224; l'Angleterre, c'est-&#224;-dire qu'il donne les m&#234;mes droits aux Gallois et aux Anglais. Le renforcement des fronti&#232;res maritimes est ainsi facilit&#233;. Certains seigneurs gallois abandonnent donc la langue et la culture galloise afin de pouvoir b&#233;n&#233;ficier de ces droits et acc&#233;der &#224; des postes plus importants et deviennent Anglais. Les seigneurs &#233;taient les porteurs de la culture galloise qui devient alors la propri&#233;t&#233; des gens ordinaires et leur donne une identit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la r&#233;volution industrielle du 19&#232;me si&#232;cle, de nombreuses personnes vont migrer des campagnes vers les villes. Le gallois, majoritairement parl&#233; dans les campagnes, va se d&#233;velopper dans les villes. Commence alors une s&#233;rie de r&#233;voltes contre le gouvernement anglais. Deux causes principales &#224; cela : la langue galloise et la non-conformit&#233; religieuse avec le rejet des &#233;tablissements anglicans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1868, la loi impose le vote &#224; bulletin secret. Cela permet l'&#233;lection de gens actifs pour le Pays de Galles, il n'y a plus de peur des repr&#233;sailles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* En Bretagne...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s le trait&#233; d'Union, le breton se d&#233;grade car il n'est pas enseign&#233; et devient essentiellement une langue orale. Il survit dans les classes populaires gr&#226;ce au bas clerg&#233; qui l'utilise malgr&#233; tout pour la messe et le cat&#233;chisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la R&#233;volution fran&#231;aise, le fran&#231;ais devient la seule langue officielle du pays. Mais afin que la Constitution, les lois, les d&#233;crets,etc., soient connus et compris par tous, ils sont traduits dans toutes les langues parl&#233;es en France. Le gouvernement fran&#231;ais entame alors une politique hostile aux langues r&#233;gionales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au 19&#232;me si&#232;cle un mouvement s'&#233;tablit pour le renouveau de la langue bretonne. Le Gonidec (1775-1838), avec notamment la &#171; Grammaire celto-bretonne &#187; et le &#171; Dictionnaire Celto-Breton &#187;, et de La Villemarqu&#233; (1815-1895) avec son recueil de chansons populaires le &#171; Barzaz-Breiz &#187; en sont deux exemples. La tendance de l'&#233;poque est la purification de la langue bretonne, c'est-&#224;-dire la suppression de tout mot fran&#231;ais et la r&#233;utilisation du mot ancien ou leur remplacement par des n&#233;ologismes si besoin est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fin du si&#232;cle est marqu&#233;e par les lois de Jules Ferry rendant l'&#233;cole la&#239;que, gratuite et obligatoire (1880-1883) et imposant le fran&#231;ais comme langue d'enseignement. En 1902, Combes interdit aux pr&#234;tres d'utiliser le breton pour enseigner le cat&#233;chisme et dire la messe. Ceux qui persistent &#224; l'utiliser se voient supprimer l'indemnit&#233; Concordataire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Depuis le 20&#232;me si&#232;cle </title>
		<link>http://llandysul-plogoneg.org/?Depuis-le-20eme-siecle</link>
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		<dc:creator>jaklin</dc:creator>



		<description>* Au Pays de Galles, ... &lt;br /&gt;Au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, Ambrose Jones contribue fortement au renouveau de la litt&#233;rature galloise en mettant en &lt;a href='http://llandysul-plogoneg.org/?Depuis-le-20eme-siecle' class='spip_out pts_suite'&gt; ( ... ) Lire la suite&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;* Au Pays de Galles, ...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, Ambrose Jones contribue fortement au renouveau de la litt&#233;rature galloise en mettant en &#233;vidence l'existence de prose galloise de qualit&#233;. Il est un des fondateurs du nationalisme gallois et reconna&#238;t la langue est un aspect essentiel dans la mentalit&#233; des gens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la premi&#232;re guerre mondiale, on remarque cependant une tendance &#224; l'abandon du gallois dans le cercle familiale, et des enfants, dont les parents parlent gallois, sont &#233;duqu&#233;s en anglais. Cela s'explique par l'assimilation du gallois &#224; une classe inf&#233;rieure. Afin d'&#233;viter cette &#233;tiquette, certaines personnes d&#233;cident de &#171; devenir Anglais &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en 1925 que le parti nationaliste gallois, Plaid Cymru, est fond&#233; par John Saunders Lewis. Le parti se bat pour faire reconna&#238;tre aux partis anglais que le Pays de Galles a ses probl&#232;mes sp&#233;cifiques et des besoins qui ne sont pas toujours ceux de l'Angleterre. Il travaille aussi &#224; l'am&#233;lioration de la condition de la langue galloise dans le pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1942, l'acte du tribunal gallois (Welsh Court Act) permet l'utilisation du gallois dans les tribunaux. Jusque l&#224;, seul l'anglais pouvait &#234;tre utilis&#233;. Mais le gallois s'est tout de m&#234;me d&#233;grad&#233; et le nombre de personnes capable de le parler a diminu&#233;, surtout dans les zones industrielles et proche de la fronti&#232;re anglaise. Il est donc n&#233;cessaire d'agir pour r&#233;introduire le gallois dans les &#233;coles. Deux ans plus tard, la loi sur l'&#233;ducation permet aux autorit&#233;s locales de prendre en consid&#233;ration l'ouverture d'&#233;coles en langues galloises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1947, sous la pression des parents, la premi&#232;re &#233;cole primaire en langue galloise est ouverte &#224; Llanelli et en 1957, un premier coll&#232;ge bilingue est ouvert &#224; Rhyl. En 1988, l'enseignement du gallois est rendu obligatoire dans toutes les &#233;coles du Pays de Galles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1962, l'Association de la langue galloise, &#171; Cymdeithas Yr laith Gymraeg &#187;, est fond&#233;e. C'est un des mouvements forts agissant pour les droits de la langue galloise. Ses actions aboutiront notamment &#224; la Loi sur la Langue Galloise en 1967, modifi&#233; en 1993. Cette loi d&#233;clare que les services publics doivent traiter &#224; &#233;gal le gallois et l'anglais, quand il s'agit de pourvoir aux besoins du public. Elle donne le droit aux locuteurs gallois d'utiliser le gallois au tribunal. Et enfin, elle &#233;tablit un Comit&#233; de la Langue Galloise ayant pour r&#244;le de v&#233;rifier que les services publics applique cette loi et de promouvoir et faciliter l'utilisation du gallois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1975, la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision &#171; S4C &#187; (Sianel 4 Cymry) est cr&#233;&#233;e. Elle propose des programmes en gallois, pour adultes, enfants et adolescents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1999, c'est un autre grand pas qui est effectu&#233; pour le Pays de Galles avec l'&#233;lection d'une Assembl&#233;e Nationale de 60 membres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui parle gallois ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1891, 54% de la population parle gallois. En 1911, pr&#232;s d'un million de personnes d&#233;clarent parler gallois. Mais depuis ce recensement, le nombre de locuteurs gallois a progressivement diminu&#233; jusqu'en 2001 pour diff&#233;rentes raisons : migrations de population rurale vers les zones industrielles, utilisation de l'anglais &#224; travers les m&#233;dias et les loisirs, baisse de la fr&#233;quentation des chapelles, qui &#233;taient le centre de nombreuses activit&#233;s traditionnelles en langue galloise&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1991 cependant, plus de 500 000 personnes (18,7% de la population) peuvent toujours parler gallois et on note une augmentation du nombre et du pourcentage de jeunes galloisants. Par exemple, 17,8% d'enfants de 5 &#224; 9 ans parlent gallois ; ce chiffre passe &#224; 24,7% en 1991. La m&#234;me &#233;volution se note pour les adolescents. (sources : &lt;a href='http://www.bwrdd-yr-iaith.org.uk/' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.bwrdd-yr-iaith.org.uk&lt;/a&gt; )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#233;volution s'explique par le choix de nombreux parents (parlant gallois ou non) &#224; envoyer leurs enfants dans une &#233;cole d'immersion en gallois, ce qui leur permet de devenir totalement bilingue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant l'ann&#233;e scolaire 2000-2001, plus de 25% des &#233;coliers gallois sont all&#233;s dans une des 440 &#233;coles en langue galloise, la majorit&#233; d'entre eux venant de familles non-galloisantes. Sur les 229 &#233;coles secondaires du Pays de Galles, 72 enseignent le gallois comme premi&#232;re et seconde langue, alors que les 157 autres le font uniquement comme seconde langue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau de l'&#233;conomie, de nombreuses entreprises ont pris conscience de l'importance du bilinguisme et l'utilisent pour am&#233;liorer la qualit&#233; du service &#224; la client&#232;le, attirer de nouveau clients et prendre l'avantage sur certains march&#233;s face &#224; leurs concurrents non bilingues. Certaines entreprises, comme Cwmni Iaith Cyf, peuvent les conseiller sur la mani&#232;re d'utiliser le gallois dans les affaires et offrent aussi des services de traduction.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;* En Bretagne...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle le breton revient au niveau culturel, politique et philosophique avec une tendance &#224; se d&#233;tacher de l'&#233;glise. Mais la francisation est renforc&#233;e par l'&#233;cole, le service militaire et l'&#233;migration vers les zones industrielles. En 1923, toute langue autre que le fran&#231;ais est interdite sur les ondes radio. En 1925, Anatole de Monzic, ministre de l'instruction publique, annonce que &#171; pour l'unit&#233; de la France, la langue bretonne doit dispara&#238;tre &#187; et signe des arr&#234;t&#233;s dans ce sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains partis politiques bretons se radicalisent et utilisent la violence pour faire entendre leurs revendications. La collaboration d'une petite partie du mouvement breton avec l'occupant nazi durant la seconde guerre mondiale sera utilis&#233;e pour jeter le discr&#233;dit sur la totalit&#233; du mouvement, politique et culturel, jusqu'aux ann&#233;es 60.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques intellectuels bretons, comme Roparz H&#233;mon (1900-1978) publient des revues litt&#233;raires d'une haute tenue. Malheureusement, le peuple est de plus en plus analphab&#232;te dans sa langue et le breton litt&#233;raire d&#233;courage les autres. Dans la vie de tous les jours, ne pas conna&#238;tre le fran&#231;ais devient un handicap. Un sentiment de honte et d'inf&#233;riorit&#233; se d&#233;veloppe. Certains parents d&#233;cident donc d'&#233;duquer leurs enfants en fran&#231;ais (tendance qui s'&#233;tendra plus fortement apr&#232;s la seconde guerre mondiale) et le breton se perd encore un peu plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1941, le gouvernement de Vichy d&#233;tache la Loire-Atlantique de la Bretagne (rattach&#233; &#224; la r&#233;gion Pays de la Loire en 1951). Parall&#232;lement, il favorise la promotion culturelle bretonne en encourageant le r&#233;gionalisme, mais sans en donner les moyens. Cette m&#234;me ann&#233;e, une orthographe commune, &#171; unifi&#233;e &#187;, est mise au point. Elle est utilisable dans les quatre dialectes de la langue bretonne (Cornouaille, Tregor, Leon et Vannetais) car elle prend en compte les principales caract&#233;ristiques sp&#233;cifiques &#224; chacun d'eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1951, la loi Dexionne autorise l'enseignement du breton dans les &#233;coles, sur la base du volontariat. Mais, n'ayant pas &#233;t&#233; enseign&#233; pendant de nombreuses ann&#233;es, le breton s'est d&#233;grad&#233; et il est n&#233;cessaire d'enrichir la langue afin d'&#233;viter l'utilisation de mots fran&#231;ais. Il faut &#224; nouveau recourir aux autres langues celtiques, rechercher des mots anciens et ou cr&#233;er des n&#233;ologismes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1977, s'ouvre la premi&#232;re &#233;cole maternelle bretonnante, Diwan (le germe), &#224; Plourin-Ploudalmezeau. Trois ans plus tard, il en existe treize. En 1981, le pr&#233;sident de la R&#233;publique Fran&#231;aise, Fran&#231;ois Mitterrand, accorde aux universit&#233;s de Rennes et Brest la cr&#233;ation d'une licence de breton. Il faut attendre 1985, pour la cr&#233;ation du CAPES de breton. En 1983, des &#233;coles bilingues sont &#233;galement cr&#233;&#233;es. La scolarisation en breton entra&#238;ne la cr&#233;ation et la publication d'ouvrages de vulgarisation. On voit aussi appara&#238;tre le breton sur les panneaux de signalisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1992, le conseil de l'Europe adopte la Charte europ&#233;enne des langues moins r&#233;pandues. Cette m&#234;me ann&#233;e, un nouvel article 2 est ajout&#233; &#224; la Constitution fran&#231;aise : &#171; la langue de la R&#233;publique est le fran&#231;ais &#187;. Le 24 septembre 1996, le conseil d'Etat consid&#232;re la reconnaissance officielle des langues r&#233;gionales comme inconstitutionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est aussi en 1999 que l'Office de la langue bretonne (Ofis Ar Brezhoneg) est cr&#233;&#233;. Il permet notamment d'adapter la langue au monde actuel, d'&#233;tudier son &#233;volution, de l'unifier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui parle breton ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Basse-Bretagne est la partie ouest de la Bretagne, o&#249; la langue bretonne &#233;tait originellement parl&#233;e. Il y a environ 1,5 millions d'habitants. A la fin du 20&#232;me si&#232;cle en Basse-Bretagne, on estime que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Il y a 240 000 locuteurs bretons de plus de 15 ans (soit 16% de la population).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Moins de 120 000 personnes l'utilisent r&#233;guli&#232;rement&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Moins de 70 000 personnes l'utilisent tous les jours&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 20 000 personnes d&#233;clarent pouvoir lire et &#233;crire le breton ais&#233;ment&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Le nombre de locuteurs de moins de 20 ans reste insignifiant&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 2/3 des locuteurs ont plus de 60 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Source : sondage de l'institut TMO-R&#233;gions en 1997)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1863, 86% de la population de Basse-Bretagne ne parlent que breton. Ce chiffre passe &#224; 60% en 1902. En 1952, 67% sont bilingues alors qu'en 1997, 84% ne parlent que fran&#231;ais. (Source : exposition &#171; Parlons du Breton &#187;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que la majorit&#233; de la population ne comprenait que le breton au milieu du 19&#232;me si&#232;cle, elle ne le comprend plus &#224; la fin du 20&#232;me. En moins de 150 ans, la tendance s'est totalement invers&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui on ne na&#238;t plus bretonnant, on le devient. Le manque de structure d'appui a favoris&#233; l'abandon du breton dans la structure familiale au cours du si&#232;cle dernier. Les grands-parents parlaient breton, les petits-enfants parlent fran&#231;ais. Cependant, la culture bretonne est toujours en eux et de plus en plus ils veulent retrouver les racines qu'on leur a enlev&#233;es, retrouver le droit &#224; leur culture, celle de leurs anc&#234;tres. On ne retrouve pas le m&#234;me engouement pour le gallo qui a &#233;t&#233; le parler de Haute-Bretagne depuis des si&#232;cles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors de l'ann&#233;e scolaire 1999-2000, au total 20245 enfants ont &#233;tudi&#233; le breton dans l'acad&#233;mie de Rennes, certains en initiation (une heure par semaine) d'autre par immersion. Les &#233;coles Diwan utilisent le syst&#232;me d'immersion &#224; 100% en breton. Les classes bilingues publiques (association de parents d'&#233;l&#232;ves : Div Yezh) et priv&#233;es (association de parents d'&#233;l&#232;ves : Dihun) utilisent la parit&#233; horaire des deux langues (fran&#231;ais et breton).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les effectifs des classes bilingues et &#233;coles Diwan semblent en progression, le nombre global d'&#233;l&#232;ves &#233;tudiant le breton est en recul, notamment &#224; cause d'une d&#233;mobilisation au niveau de l'initiation. Certains &#233;tablissements ferment m&#234;me cette option.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;coles enseignant le breton (tout comme celles enseignant d'autres langes r&#233;gionales) sont confront&#233;es au manque d'enseignants bilingues et doivent trop souvent avoir recours &#224; des suppl&#233;ants. Il est donc essentiel de proposer plus de postes au Capes et aux concours de recrutement des professeurs pour les enseignements priv&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ouverture de certaines classes ne se fait pas toujours sans difficult&#233;s pour diverses raisons comme le manque d'&#233;l&#232;ves, le manque de professeurs, des refus de dossiers, et l'Education Nationale participe tr&#232;s faiblement &#224; l'information sur le bilinguisme. Cette t&#226;che est donc principalement laiss&#233;e &#224; la charge des associations, qui n'ont pas les moyens de l'Education Nationale. Or un soutien positif et une bonne information sur ses bienfaits sensibiliserait de nouveaux parents sur l'importance des langues r&#233;gionales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est &#233;galement vital de revaloriser le breton dans la vie de tous les jours et de permettre &#224; ceux qui le parlent et l'apprennent de le pratiquer et l'&#233;couter. La signalisation routi&#232;re bilingue se g&#233;n&#233;ralise, certaines banques proposent des ch&#233;quiers en breton, la radio et la t&#233;l&#233;vision offrent d&#233;j&#224; quelques programmes en breton, malheureusement peu nombreux par rapport aux nombre de programmes en fran&#231;ais. Mais les associations pourtant bien actives ne peuvent couvrir l'ensemble des domaines et l'Etat a donc aussi un r&#244;le &#224; jouer, en commen&#231;ant par exemple par reconna&#238;tre les langues r&#233;gionales et ratifier la charte europ&#233;ennes des langues r&#233;gionales et minoritaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Exemples et vocabulaire</title>
		<link>http://llandysul-plogoneg.org/?Exemples-et-vocabulaire</link>
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		<dc:date>2010-05-03T06:39:28Z</dc:date>
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		<description>Le gallois et le breton sont deux langes &#224; part enti&#232;re, mais on trouve certaines ressemblances au niveau de la grammaire et du vocabulaire. &lt;a href='http://llandysul-plogoneg.org/?Exemples-et-vocabulaire' class='spip_out pts_suite'&gt; ( ... ) Lire la suite&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gallois et le breton sont deux langes &#224; part enti&#232;re, mais on trouve certaines ressemblances au niveau de la grammaire et du vocabulaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques exemples :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th scope='col'&gt;Gallois&lt;/th&gt;&lt;th scope='col'&gt; Breton &lt;/th&gt;&lt;th scope='col'&gt; Fran&#231;ais &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt; Dw i'n darllen y llyfr. &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Me zo o lenn ul levr. &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Je lis un livre. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt; Pwy sy'n canu ? &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Piv zo o kana&#241; ? &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Qui est-ce qui chante ? &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un peu de vocabulaire :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot; summary=&quot;&quot;&gt;
&lt;caption&gt;&lt;strong&gt;Les jours de la semaine :&lt;/strong&gt;&lt;/caption&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th scope='col'&gt;Gallois &lt;/th&gt;&lt;th scope='col'&gt;Breton &lt;/th&gt;&lt;th scope='col'&gt;Fran&#231;ais&lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Llun&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Lun &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Lundi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Mawrth&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Meurzh&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Mardi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Mercher &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Merc'her &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Mercredi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Iau&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Yaou &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Jeudi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Gwener&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Gwener &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Vendredi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Sadwrn&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Sadorn &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Samedi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Sul&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Sul &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Dimanche&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot; summary=&quot;{{Breton}}&quot;&gt;
&lt;caption&gt;&lt;strong&gt;Les chiffres :&lt;/strong&gt;&lt;/caption&gt;
&lt;caption&gt;&lt;strong&gt;Gallois&lt;/strong&gt;&lt;/caption&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;1 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Un &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Unan&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;2 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Dau &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Daou&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;3 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Tri &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Tri&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;4 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pedwar &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pevar&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;5 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pump &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pemp&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;6 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Chwech &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;C'hwec'h&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;7 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Saith &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Seizh&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;8 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Wyth &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Eizh&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;9 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Naw &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Nav&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td style='text-align: right'&gt;10 &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Deg &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Dek&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot; summary=&quot;&quot;&gt;
&lt;caption&gt;&lt;strong&gt;Les couleurs :&lt;/strong&gt;&lt;/caption&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Gallois&lt;/strong&gt; &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Breton &lt;/strong&gt; &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ais&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Gwyn &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Gwenn &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Blanc&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Du&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Du &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;	Noir&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Glas &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Glas &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Bleu (naturel)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Glas &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Glas &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Vert (naturel)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Melyn &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Melen &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Jaune&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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